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Communiqué de la Société de l’Information Psychiatrique du 27 janvier 2012 sur l’autisme
mercredi 22 février 2012, par
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Nantes le 27 janvier 2012
COMMUNIQUE
La Société de l’Information Psychiatrique a pris connaissance de l’information selon laquelle le député D.Fasquelle compte déposer à l’Assemblée Nationale une proposition de loi visant à interdire « l’accompagnement psychanalytique des personnes autistes ». Dans l’argumentaire, les hôpitaux de jour des secteurs de pédopsychiatrie ainsi que les structures médico-éducatives sont remis en cause comme utilisant majoritairement une approche psychanalytique de l’autisme.
La S.I.P s’étonne que l’Assemblée Nationale, dont ce n’est pas la vocation, soit appelée à se prononcer pour récuser et interdire des références théoriques scientifiques ainsi que ce qui est nommé étrangement « accompagnement psychanalytique » des personnes autistes.
Les psychiatres, comme tous les médecins, sont déontologiquement tenus d’assurer des soins « fondés sur les données acquises de la science » et ce n’est pas au législateur de déterminer quelle approche thérapeutique est scientifiquement justifiée.
La S.I.P pense essentiel de rappeler les bases qui ont présidé à la construction de la pédopsychiatrie en citant la circulaire DGS/DH n°70 du 11 décembre 1992 :
« Les secteurs de psychiatrie infanto-juvénile ont vocation à prendre en charge ces enfants et adolescents (souffrant d’autisme) : il s’agit de permettre un diagnostic le plus précoce possible tel qu’il s’est développé ces dernières années, notamment du fait de la collaboration avec les pédiatres, de mettre en oeuvre précocement des thérapeutiques appropriées, ainsi que les mesures d’accompagnement nécessaire sur le plan éducatif et pédagogique, et de préparer à l’adolescence le suivi vers des structures diversifiées. A toutes ces étapes une attention particulière devra être portée à la participation des familles ».
La S.I.P rappelle l’importance que les psychiatres des hôpitaux attachent à la richesse des diverses approches et à l’intégration des nouvelles connaissances que la recherche, la clinique et la pratique apportent dans un esprit d’ouverture et de respect des dimensions psychiques, cognitives et affectives des personnes qu’ils sont amenés à soigner.
Ils sont respectueux du choix des familles et s’associent à elles dans le constat du manque criant de structures d’accueil pour adolescents et adultes.
Docteur N.Garret-Gloanec



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